Origine & idée motrice

Origine et idée motrice

JULES FERRY / RÉVOLUTIONNAIRE

Ville natale de Jules Ferry, Saint-Dié-des-Vosges est un point de départ idéal pour une réflexion sur l’éducation et l’Ecole de demain. Avec plusieurs partenaires, nous avons décidé d’aborder cette aventure intellectuelle. L’idée est de réfléchir à des pratiques et concepts nouveaux en matière d’instruction, d’éducation, de formation, en intégrant tous ceux qui dispensent aujourd’hui le savoir et la connaissance. Nous ne voulons donc pas nous borner à associer les acteurs du système éducatif, nous y incluons aussi le monde de l’entreprise, les médias, les réseaux associatifs et d’éducation populaire, les collectivités locales et territoriales.

Cette diversité et cette volonté de décloisonner constituent une nouveauté. La méthode d’échange et de travail est également inhabituelle. Nous ferons largement appel aux nouvelles technologies. 

Un colloque annuel permettra de faire le point sur les débats en cours, de croiser les avis, les expériences, les idées, les projets (et les rêves !) d’acteurs divers de l’éducation et d’élaborer un relevé de propositions. Il sera préparé et précédé, puis poursuivi et enrichi via l’outil internet (sous forme d’un «tchat» permanent et grand format), afin de relier en quasi permanence producteurs et « consommateurs » de savoirs. Par cette organisation relativement inédite, nous voulons éviter l'écueil du symposium ennuyeux. 

Bref, «le printemps de Jules» se veut d'abord agitateur d’idées et fabrique de propositions. 

INSTRUCTIF, CONSTRUCTIF, FESTIF

Pour diversifier les publics, nous diversifions aussi les plaisirs ! Et à la réflexion et au cycle de conférences, nous y ajoutons des rendez-vous plus légers, moins académiques : sont d’ores et déjà programmés pour cette première édition un cycle de films sur l’éducation, l’édition d’un timbre spécial ou la projection du film «Jules Ferry» (tourné dans les Vosges et réalisé par Jacques Rouffio en 1993, avec Didier Benureau, Philippine Leroy-Beaulieu, Thierry Fortineau) avec la réunion des figurants locaux.  

L’INNOVATION POUR FIL ROUGE

«Les questions de liberté de conscience ne sont pas des questions de quantité : ce sont des questions de principe, et la liberté de conscience ne fût-elle violée que chez un seul citoyen, un législateur français se fera toujours honneur de légiférer». Jules Ferry agissait sur la base d'un certain nombre de principes et valeurs républicains et humanistes, immuables. Il était aussi un homme provoquant et revendiquant le mouvement. Fernand Cattier, Directeur de l’Ecole Normale des Vosges et auteur d'un livre sur Jules Ferry au début des années 1930, disait ceci : «En installant le Conseil supérieur de l'Instruction publique, le 31 mai 1880, Jules Ferry convia les représentants de l'Université à réformer les études secondaires, autrement dit à donner ce spectacle inattendu d'un corps enseignant se réformant lui-même, dans son esprit, dans ses méthodes et dans ses habitudes. Il leur répéta que l'Université n'était ni une caste ni une petite chapelle, qu'il lui fallait être de son temps et de son pays, que, fille de l'esprit moderne, elle devait condamner la routine.»    

Innover : c'est le fil rouge de cet événement « printemps de Jules Ferry » que Christian Pierret, maire de Saint-Dié-des-Vosges, et la municipalité ont décidé de fonder. Les trois prix créés à cette occasion salueront des œuvres, des projets et des initiatives inédites et audacieuses. Ces trois concours sont étalés dans le temps ; le premier porte sur « la lettre de Jules ».

Susciter la création, récompenser l'initiative et réaffirmer le rôle central, dans notre société, d'une éducation accessible à tous et laïque, voilà le plus bel hommage que nous pouvons rendre à cet enfant du pays, souvent et bizarrement catalogué parmi les modérés. Révolutionnaire, Jules Ferry ? Assurément.